25.11.2009
Objectif : 2mg/jour
J'ai fait essayé le Subutex à une copine qui ne prends pas d'opiacés. Elle a aimé. J'aurais pas dû quelque part mais elle me l'a demandée. Je lui ai dis que ce n'était pas un drame d'en prendre une fois et que de toute façon le plaisir est dans la modération.
Ca lui a fait vomir. Elle était détendue, un peu euphorique, qu'elle a même été au ciné pour scotcher l'écran pendant qu'elle planait. Puis elle a fini par faire un tour dehors car ça lui donnait la bougeotte.
Elle planait avec le Subutex et moi j'avais terriblement envie aussi d'être défoncée. J'ai des cravings de codéine. je ressens de moins en moins l'effet du Subutex, moins son effet opiacé.
il y a des fois j'ai tellement envie de retaper de la codéine, mais si j'en prends je ne sentirai rien car le Subutex est + fort que la codéine au niveau des récepteurs opiacés. Je risquerai même un symptôme de sevrage.
C'est mauvais de vouloir être défoncée. Mais j'ai la nostalgie de l'effet de la codéine.
Après-demain, il faudrait que j'en parle à mon éduc' quand je la verrai.
Je n'arrive pas à trouver qqchose dans ma vie actuelle qui puisse m'enlever cette envie de défonce. Ma vie est tellement plate et monotone. Il y a des fois où je me sens seule et qu'il manque qqchose dans ma vie. Et la défonce me remplit ce vide.
Quand j'ai trop envie de me défoncer je finis par m'injecter mon Sub. Il y a des jours où je consomme trop de Sub et le lendemain je me retrouve avec la moitié de la dose que je finis par sniffer ou me shooter pour un avoir un effet + intense. Heureusement que même en mésuant mon traitement je ne suis pas en manque.
Il faudrairt que j'arrive à ne le prendre que sous la langue ou déjà au moins ne prendre que 2mg par jour. Jamais + et jamais moins.
C'est mon objectif pour le moment : 2mg par jour.
Après le prochaion objectif sera de ne le prendre qu'en 1 fois et enfin arrêter le sniff puis le pompe.
Parce que, comme même, je veux m'en sortir après tout. La drogue et une vie sociale normale n'est pas compatible.
09:45 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |
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18.11.2009
Dilemme junk : Nostalgie du bonheur artificiel
Je crois que mes parents ne me voient pas comme une toxicomane. Ma mère rejète ce mot car quand je lui ai dis que j'allais dans un centre de soin spécialisé pour toxicomanes elle m'a dit qu'elle ne me considérait pas comme une toxicomane. Je pense qu'elle ne m'a jamais considéré comme une dépressive quand j'étais dépressive à l'âge de 15 ans.
Pourtant, je souffre de toxicomanie médicamenteuse. Au début ça fait un petit choc quand le médecin me l'a dit mais finalement j'ai arrivé à l'admettre.
Peut-être trop, même. Vous connaissez la célèbre phrase "Je pense donc je suis" (cogito ergo sum). Parfois je me dis : "Je suis défoncée donc je suis". Au fond de moi, j'ai intégré ma toxicomanie comme ma personnalité à part entière. Je suis une défoncée avant d'être étudiante ou d'être une femme tout simplement.
Sur un forum mon pseudo fait référence directe à la codéine. On m'a conseillé de le changer. Tout comme on m'a conseillé d'enlever les images de seringues et gifs psychédéliques de mon blog. En fait j'ai mis ces images parce que je ne sais pas quoi mettre d'autres qui me correspondent vraiment. Pareil pour le pseudo sur le forum. idem pour mon pseudo sur ce blog. Lucy Outta Sky Without Diamonds ça vien du titre de la chanson des Beatles "Lucy in the sky without diamonds". Et si on prends les initiales de "Lucy", "sky" et "diamonds" on obtient LSD. Evidemment, ça fait référence directe à la drogue, même si je n'ai jamais touché au LSD, j'ai comme même pris 3 fois du DXM, une drogue qui peut avoir des effets comparables à la kétamine et au LSD. Mais le DXM c'est nul. Quelles mauvaises expériences ! J'étais + malade qu'autre chose. Vraiment très mal. J'ai même cru que j'allais trépasser la 1ère fois tellement j'avais l'impression de me déplacer comme un robot, que je suais et que je respirais difficilement. L'impression d'avoir une grippe puissance 10 juste pour avoir des hallucinations les yeux fermés où je voyais la Camargue. J'ai eu aussi des hallucinations dans le noir où j'ai vu une liane avec des feuilles poussée sur le plafond et des formes psychédéliques tel un kaléidoscope. J'avais passé 24h allitée et seulement qques heures d'hallus. Le DXM est sans intérêt. J'aime pas quand on perd toute conscience sous l'effet d'une drogue.
C'est pour ça que je n'aime pas l'alcool. Ca rend bête et on ne marche plus droit.
La codéine c'est très différent. Les 1ères fois, je sentais une montée progressive où une douce chaleur m'enveloppait, une euphorie arrivait et après je somnolais. Mais mon cerveau marchait encore bien, je ne n'avais aucun désagrément physique.
C'était le Nirvana, je m'asseyais, allumais une clope et disais : "Putain, je suis trop bien, je suis complétement défoncée !"
Je ne sais plus exactement ni précisemment comment ça fait d'être défoncée à ce point. Je me rappelle surtout de l'excitation où j'étais avant de me défoncer. J'avais fait des recherches et m'étais dis que je me défoncerais à la codéine pendant les vacances de la Toussaint 2008. Cette idée m'excitait. j'ai acheté la codéine, l'ai séparé de la paracétamol par extraction, je l'ai bu et hop! le nirvana !
Il fallait que je remette ça le lendemain soir. Et cette idée me rendait euphorique. J'avais une pêche d'enfer toute la journée. Je faisais rire tout le monde. J'attendais le soir avec impatience. Et tout les 2/3 jours après les cours j'allais acheté la codéine. Puis je l'extrayais. Pendant ce temps, je faisais le minimum du minimum en leçon (j'avais déjà décroché de toute façon, mais je voulais garder un semblant d'espoir), j'avalais la solution de codéine mélangée à de l'aspartam et du sirop, j'allais me doucher et après la défonce démarrait. Pendant 3/4 heures je planais mais la descente n'était pas si marrante : vomissements puis apnée du sommeil. Donc, je ne dormais que très peu et ne mangeais presque rien. Mais je ne sentais pas la fatigue, l'excitation dans la journée la compensait. J'étais constipée aussi et 1 jour sur 4 ou 5 je devais ne pas en consommer pour aller aux toilettes le lendemain. Mais tout ces désagréments ne m'empêchaient pas de me défoncer.
C'était ma lune de miel avec la codéine. C'était du plaisir intense lors de mes prises, une euphorie et une excitation en dehors de mes prises. Ca ne me coutait que 10€ par semaine. La vie était belle car je planais et j'oubliais tout.
Mais au bout de 3 semaines, j'ai commencé à sentir le 1er symptôme de manque, l'anxiété, à augmenter mes doses et à perdre du poids. J'avais encore du plaisir cependant et je m'en fichais un peu.
La lune de fiel a commencé vraiment fin janvier/février quand le plaisir n'était plus là et que je ne ressentais qu'une légère montée, que j'ai eu de sérieux problèmes financiers à ne plus manger et que le manque physique était bien présent si je ne prenais pas de codéine pendant 10/12h.
C'est là que ma bataille a commencé. Prisonnière entre le désir de défonce, la nostalgie de la lune de miel et le manque.
Franchement, il y a un an, je me disais que la codéine ce n'était pas aussi fort que l'héroïne ou la morphine et que donc je n'avais pas de risque. Malheureusement, la dépendance psychologique est aussi forte finalement. Et le manque physique surement moins long mais douloureux tout de même. Je ne pensais pas que j'allais vivre une telle galère. Qu'est ce que c'est con finalement. Plusieurs dizaines de soirées contre des centaines de jours de galère. On n'est pas gagnant au change.
J'aurais pû peut-être me limiter à 1 fois par semaine pour me défoncer. mais je crois pas que j'étais assez forte pour ça à l'époque. J'étais trop tentée, trop faible.
Je pense que j'aurais une conso de codéine d'1 fois par semaine quand j'aurai arrêté mon traitement. Mais je crois qu'avant je ferai un break de plusieurs semaines voire mois question de réussir à vivre plusieurs semaines d'affilées sans opiacé dans le sang et vider mes récepteurs opiacés.
Je n'ai pas envie d'être abstinente mais pas non plus envie de retomber dedans. C'est ce que je veux avec la codéine. Un plaisir de temps en temps comme les gens se font une grosse bouffe. Moi ça sera une défonce de temps en temps. Tout en contrôle. Et par nostalgie de ma lune de miel.
15:49 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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C'est vrai Adrienne, je comprends ce que tu veux dire dans le sens où mes parents ne peuvent pas tout comprendre parce qu'ils ne sont pas à ma place. C'est dur pour eux de comprendre mais j'ai l'impression que ma mère n'admet toute la vérité. par exemple quand je leur ai dis que j'étais suivie dans un Centre de Soin Spécialisé pour Toxicomanes ma mère m'a dit qu'elle ne me considérait pas comme une toxicomane. J'ai rien dis car j'ai pas osé dire que ce dont je souffre ça s'appelle "toxicomanie médicamenteuse". C'est un médecin à Nantes qui m'avait dit ça. Mais je crois que ma mère n'aime pas les noms de maladies. Quand j'étais dépressive, a t'elle déjà pensé de moi que j'étais dépressive. S'est elle dit : "Ma fille est dépressive." ???
Mes parents raccourcissent tout en "Elle va bien" ou "Elle va pas bien". Réducteur. Et j'ai l'impression qu'il se voilent la face. Heureusement que je suis consciente et lucide de mon cas
11:31 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.11.2009
Parents rassurés mais pas très compréhensifs
Rassurez-vous ! Tout va bien pour moi ! Mes parents sont désormais au courant pour ma dépendance à la codéine. En fait, mon ancienne meilleure amie ne m'a pas fait vraiment du chantage. En fait c'était un coup monté entre mon père et elle. Mon père s'est renseigné auprès d'elle parce qu'il voyait que ça n'allait pas bien en ce moment pour moi.
n'empêche que malgré tout, cette ancienne amie me reclamait encore 10€ pour un dossier que je devais lui faire et dont je n'ai fait que le début de la 1ère partie et le plan. Je ne suis pas rentrée dans son jeu. Les 10€ elle ne les aura jamais, 10€ pour un dossier, c'est peu. 10€ pour le plan, l'intro et le début de la 1ère partie ça va.
Mes parents ne m'ont pas engueulée, ni même sermonée. Je leur ai expliqué ma dépendance et mon traitement de substitution sous Subutex. Ils n'ont pas l'air très curieux. Je ne crois pas qu'ils comprennent vraiment ce qu'implique une dépendance à la codéine. Surtout au niveau du manque. En fait, je crois qu'ils me laissent géré moi-même le suivi dont je fais l'objet et le traitement de Subutex. je ne leur ai pas dis pour les injections. Comme dis mon éducatrice, ce n'est pas la peine de tout raconter. Ils sont rassurés, c'est le principal.
Le mieux dans l'histoire c'est que je peux fumer sur le balcon et que mon père m'achète le tabac. Je leur ai même dis pour le cannabis. Ils n'ont rien dit. Ce qui inquiètait ma mère c'était le mélange codéine + alcool. Mais je l'ai rassurée en leur disant que j'avais quasiment arrêté l'alcool.
Heureusement, ils ont compris pour mes angoisses. L'angoisse de l'avenir. Toujours présent, chaque jour et même chaque heure. Je ne sais pas quoi faire de ma vie et c'est flippant.
Voilà, pour le moment je vais bien. Le médecin m'a laissée mon Subutex à 2mg. Bientôt je travaillerais avec l'éducatrice sur les injections pour arrêter ça, car c'est dangereux tout de même. A chaque fix, on risque l'hépatite médicamenteuse.
Arrêter les fixs c'est mon prochain objectif. Pour le moment je suis bien stabilisée alors ça va. Je vis un peu au jour le jour ces temps-ci.
12:50 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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06.11.2009
Chantage
Vous vous souvenez de mon ancienne amie, je pense.
Et, ben, elle a tellement pas supporté que je ne veuille plus lui parler qu'elle m'a réclamée 20€ (pour un dossier que je devais lui faire et que je n'ai fais qu'à moitié et pour la bouffe que j'ai mangé chez elle alors qu'elle m'avait invitée) sans quoi elle dirait à mes parents que je me drogue.
Je ne suis pas rentrée dans son chantage et j'ai pris du recul sur la situation et me suis dit qu'elle ne pouvait pas faire ça.
Elle ne connait pas mes parents alors je la vois mal en train de leur dire que je me drogue. Evidemment elle ne leur a pas téléphoné. Elle a juste fait ça pour me faire peur et récupérer de l'argent car cette fille est vraiment radine et matérialiste.
En + je lui ai dis que je porterais plainte pour chantage si elle le disait à mes parents. En + les SMS sont désormais reconnus comme preuve judiciaire et elle m'a fait ce chantage par SMS.
C'est vrai que mercredi, j'étais à 2 doigts de déposer une main courante à la police mais je l'ai pas fait, faute de temps. Le dernier SMS remonte à mardi à 8h30 du matin et depuis 72h plus de nouvelles d'elle. Tant mieux, qu'elle sorte de ma vie désormais. Forever !!
12:56 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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30.10.2009
Je ne suis plus seule dans ma galère
Depuis mardi, la roue tourne. Alors que je me suis engueulée avec ma meilleure amie, j'ai fait la connaissance d'une autre fille avec qui j'ai eu très vite beaucoup d'affinités.
En fait à la fac, on doit bosser sur un projet de groupe et j'ai proposé à la fille en question qu'on se voit. Donc, lundi on s'est vu, on a bossé puis elle m'a proposée un joint que j'ai accepté.
A partir de là, tout s'est enchaîné et on a commencé à parler de nos addictions, elle l'alcool et moi la codéine et mon traitement de Subutex.On a parlé pendant des heures. Qu'est ce que ça fait du bien de pouvoir parler de ça à qqn qui est dans la même situation que moi.
Et le lendemain je l'ai revue. Je crois que j'aurais pû la voir tout le week-end si elle était restée à Angers. Je la reverrai lundi maintenant.
Ah ! Comme je suis contente ! Une autre tox à qui parler. On se comprend mutuellement même si ce n'est pas le même produit, les mécanismes de l'addiction sont les mêmes.
En + elle est très différente de ma "ex-meilleure amie", celle qui est dingue de shopping et qui mange 3 fois par semaine au resto.
Ma nouvelle copine n'a pas un sou en poche, elle doit même aller à la banque alimentaire. Au moins elle risque pas de me proposer de manger au resto ou de faire les magasins. Elle se contente de peu. En + elle a vécu un moment dans la rue. Même si je n'ai jamais vécu dans la rue et que j'ai toujours eu le confort de vivre chez mes parents, j'ai connu la galère financière pour me nourrir pendant plusieurs mois alors évidemment je me sens + proche de ma nouvelle copine que de mon ancienne amie.
De + mon ancienne amie osait dire que c'était "le drame" de ne pas réussir à parler à un garçon qui lui plaisait alors qu'elle savait pertinnament que je vivais des choses pires qu'elle et que le drame pour moi c'était le manque, la galère de ne plus avoir de thunes. Je n'étais pas sur la même planète qu'elle. C'est ça le problème.
Mais maintenant, j'ai trouvé qqn d'autre vers qui me tourner. et j'ai pas perdu au change.
15:07 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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26.10.2009
Esprit contestataire
Impression de ne pas vouloir manger par état d'esprit contestataire. Manger, c'est normal, ne pas manger, ça ne l'ait pas. Et je ne suis pas normale.
Alors autant ne pas manger et de continuer à être différente. Car être différente et + simple que d'être dans la norme, qu'être la norme.
De + ça m'apporte une auto-suffisance de moi même. Je n'ai pas besoin des autres car j'ai mes TCA. Donc, je ne suis pas seule quelque part. La jouissance de la perte de poids fait oublier qque part, tout le reste.
A part peut-être mon addiction, ou devrais-je plutôt dire ma toxicomanie car les TCA sont une forme d'addiction, qque part.
Toxicomanie et anorexie, les 2 sont présentes en ce moment. Sont-elles liées ??
Je l'ignore, en fait. Pourtant des points communs existent.
Comme m'enfoncer des doigts dans la gorge pour vomir ou me transpercer la peau avec une seringue. On pourrait même voir qqchose de presque phallique en +, lol !
Bah, perso, si j'avais un vrai phallus assez souvent avec moi je crois pas que j'aurais besoin de faire tout ça. Là, je divague, un peu !!
En tout cas dans les 2 maladies, il y a le manque : Le besoin irrépréssible de faire une crise de boulimie et comparable du point de vue psychologique au manque d'opiacé.
Il y a l'euphorie aussi. Celle de la perte de poids et du fait de peu manger à l'auphorie opiacée.
Il y en a surement d'autres qui mériteraient une liste non-exhaustive. A faire...
17:00 Écrit par Lucy outta sky without Diamonds dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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